点评:Commençons par deux petites critiques : le musée est mal renseigné, de petites flèches perdues au milieu de la végétation ! On en a loupé une et une fois perdus, on a tourné dans le secteur comme des âmes en peine. Il a fallu demander à une personne sur le trajet pour y arriver. Heureusement, il y avait face à la villa un agréable parking ombragé qui nous a permis de nous remettre de nos émotions. L'accueil de la personne qui vend les billets a été également très chaleureux, rien à redire là-dessus.
Alors nous est apparu comme un mystère l'accrochage en quantité égale d'oeuvres d'un autre peintre que Delvaux, l'Anversois Henri-Victor Wolvens. Pourquoi ? Nulle explication : la biographie des deux artistes côte à côte (ils sont de la même génération), des sujets traités en commun mais dans un style propre à chacun. Il a fallu longtemps pour comprendre qu'il s'agissait là d'une exposition temporaire mettant en parallèle les deux hommes. Vu comme cela, tout s'éclaire mais on a été longtemps à se demander pourquoi dans au moins trois salles, Delvaux n'était là qu'à moitié. Ceci dit, nous avons été très heureux de découvrir Wolvens, qui est un peintre intéressant à plus d'un titre. Simplement, pourquoi indiquer clairement le côté temporaire de l'exposition ?
Mais revenons-en à l'essentiel : sur Delvaux, il y a beaucoup à voir, pas seulement ses tableaux d'un surréalisme qui lui est propre [il y en a beaucoup, dont par exemple "Le Canapé vert" (1944) et son improbable environnement grec antique, "La Gare forestière" (1960) située, elle, en plein cœur d'une sombre forêt ou "Le Dernier wagon" (1975) et sa fantomatique et pâle passagère nue. Il y a aussi des oeuvres de différentes périodes, beaucoup moins connues, dont la moindre n'est pas "La Cuisine" (1931), typique du village natal de la mère de l'artiste, en rien surréaliste, mais au contraire d'un réalisme sobre et sans effets. Mais celle qui m'a le plus frappé c'est "La Gare du Quartier Léopold", chef-d'oeuvre expressionniste de 1921-22 (eh oui, les trains, déjà!), admirable dans sa composition (voie courbe, wagons, locomotives et fumées) et ses coloris sombres (du brun foncé au noir à l'exception du panache de fumée.
Bref, c'est à l'oeuvre d'une vie qu'est consacrée le musée, pas simplement à ce qui a fait la notoriété du peintre, impression renforcée par les objets personnels provenant de l'atelier de Delvaux, ainsi qu'un jolie galerie de photos de Paul à différents âges de sa (longue) vie.
Le tout est bien présenté dans un espace à majorité souterrain (donc non soumis aux reflets et autres perturbations de la luminosité extérieure).
En prime, on peut se restaurer et se rafraîchir sur place, ce qui est bien agréable.
翻译:我们先提出两点小意见:博物馆的指示信息不够清晰,那些小小的箭头都隐藏在植被中!我们错过了一个指示标志,迷路后在那片区域像无头苍蝇一样转来转去。最后还得向路上的人询问才找到路。幸运的是,别墅前有一个荫凉宜人的停车场,让我们得以平复心情。卖票的工作人员接待也非常热情。对此无话可说。
于是,我们便对为何展出了数量相当的作品——出自另一位画家之手,即安特卫普人亨利-维克托·沃尔文斯——感到困惑不已。为什么呢?毫无解释:两位艺术家生平相近(他们属于同一代人),所描绘的主题也有共通之处,但风格却各不相同。过了很久我们才明白,这其实是一场将两位画家并列展示的临时展览。从这个角度看,就说得通了。一切都清晰明了,但我们很长时间都在纳闷:为什么在至少三个展厅里,德尔沃的作品只展出了一半。话虽如此,我们还是非常高兴能发现沃尔文斯——他是一位在多方面都很有意思的画家。只是,为什么要明确指出此次展览的临时性呢?
不过,回到重点:关于德尔沃,有非常多值得一看的内容,不单单是他那些具有独特超现实主义风格的画作[这类画作数量不少]。比如《绿色沙发》(1944年),其背景设定在不太可能的古希腊环境中;《森林车站》(1960年)则设定在一片阴郁森林的正中心;还有《最后一节车厢》(1975年),画中有一位幽灵般、面色苍白的裸体女乘客。此外还有一些创作于不同时期的作品,它们鲜为人知,其中最为杰出的便是《厨房》(1931年)。这幅画展现了艺术家母亲的出生地村庄,毫无超现实主义色彩,相反,它呈现出一种质朴而毫无修饰的现实主义风格。不过最让我印象深刻的还是《利奥波德区火车站》,这是一幅创作于1921-22年的表现主义杰作(没错,那时就已经有火车了!)。其构图堪称完美——弯曲的铁轨、列车车厢、机车以及滚滚浓烟;色彩也极为出色,以深棕色至黑色为主,唯有那团烟雾呈现出别样的色调。
总之,这座博物馆展示的是一位艺术家毕生的创作成果,而不仅仅是他赖以成名的那些作品。这一点从馆内展出的、源自德尔沃工作室的私人物品中也能得到进一步印证。还有一组漂亮的照片,展示了保罗在其(漫长的)一生中各个年龄阶段的模样。
整个展览空间大多为地下结构(因此不会受到外界光线反射及其他光线干扰)。
此外,现场还提供餐饮服务,着实令人惬意。